Hier après-midi, je suis allé dans Nantes intra-muros, à la préfecture de la ville pour obtenir le duplicata d'un exeat, ainsi que mon visa. L'intérimaire devant moi semblait avoir le même CV que Tarzan, vu la volonté qu'il semblait avoir à en faire le minimum (lenteur d'exécution, bavardage avec ses collègues, etc.).  Excédé, je sors de ma poche un petit AK-47 et je lui pose un ultimatum (Errare humanum est) : "si dans 5 minutes, je suis encore devant ce guichet, tu te rappellera  ad vitam æternam de ton requiem " (NB : Il ne faut pas faire ça, c'est pas bien). Je pensais qu'avec un tel argument, le fonctionnaire allait bouger et faire la maximum, mais ce n'était pas le cas. Il sort un critérium, et commence à écrire sur un memo les témoins de visu de mon semi-bracage. Je poserais bien mon droit de véto sur ce qu'il fait, mais a priori, ça ne servirais à rien, a fortiori avec le monde qui avait vu mon arme. Alea jacte est me dis-je, j'ouvre le feu et je dégomme tout ce que je vois devant moi.
Aujourd'hui, on parle de moi comme un tueur qui exerce en solo (cf la une du journal de ce matin). En effet, l'un des témoins qui s'en est sorti in extremis a contacté les media. Aujourd'hui, je suis recherché, alors, carpe diem.

 

Moralité : les locutions latines, uti, non abuti.
Moralité 2 : Le latin, ça donne parfois des envies de meurtre...

 

PS : Petit erratum, il ne fallait pas comprendre dans cette histoire le récit d'un semi-bracage, mais bien que, aujourd'hui, je m'ennuie.
PS bis : "uti, non abuti", ça veut dire "user, ne pas abuser".
PS ter : en fait, rien, c'était juste pour placer "ter".