Sixième et dernière partie de cette grande saga de l'été du mois d'août du monde de u-blog, j'ai nommé : "Les loups-garous - La saga de l'été (épisode 6)" (Le nom n'est pas génial, mais il n'est pas fait pour). Petit rappel des épisodes précédents. Il y a eu un épisode un, un épisode deux, un épisode trois. Après, Tipierre a abandonné sa saga, et je l'ai repris. J'ai ainsi écrit l'épisode quatre et l'épisode cinq. Devinez ce qui arrive maintenant ? L'épisode six ! (C'était facile à trouver, j'avais dit le nom tout à l'heure le nom)...

La dernière nuit de toute cette histoire de loups garous était programmée pour tomber cette soirée là, mais les quatre villageois qui restaient au Village ne le savaient pas. La seule chose qu'ils imaginaient, c'était que c'était peut-être la dernière nuit de leur histoire personnelle. Personne ne savaient combien de loups garous étaient encore dans le village. Peut-être aucun, puisqu'un loup venait d'être tué au cours de la journée. Peut-être un seul, ce que la plupart des villageois pensaient, et ce que l'un des villageois savait, puisque c'était lui. Peut-être en restait-il quatre, mais dans ces cas là, on se demande pourquoi ils continueraient d'avoir peur.

Cette journée là, le Village vaquait aux mêmes occupations des derniers jours : cueillir des fleurs, avoir peur, manger des cerises, avoir peur, discuter entre voisin ou avoir peur. Entre tout ça, les Villageois passaient un peu de temps à avoir peur, en prévision de la nuit à venir, qui, cinq fois ne sont pas coutume, s'apprêtait à être sanguinolente. Cela se traduisait par une certaine méfiance vis-à-vis du voisinage, par une tendance à inspecter méticuleusement le linge étendu à la recherche d'éventuels poils de loup garous (repérable à leur aspect loupgarouteux) et par une augmentation du volume musculaire à force de déplacer plusieurs fois par jour la bibliothèque devant la porte d'entrée.

La sorcière se soir là était en pleine forme, et décida d'aller faire une partie de bridge avec le chasseur. C'est à ce moment là même que la nuit décida de tomber sur la ville, plongeant l'ensemble du village (trois personnes, en fait) dans un sommeil profond, à l'image des nuit précédentes. Au milieu de la rue, la sorcière n'eut que le temps d'aller sur un banc public pour passer sa nuit à la belle étoile. À avoir peur toute le journée, on en fini par se fatiguer très vite, malgré les situations difficile que cela peut entraîner, comme s'endormir au milieu du village alors que des loups garous rôdent dans le coin.

Quand on parle du loup garou, on en voit la queue, et plus précisément, au sommet de la colline surplombant le village. Au bout de cette queue, nulle surprise lorsque l'on y découvre un loup garou occupé pour le début de sa nuit à hurler comme une bête devant la Lune qui n'avait rien de pleine. Seule l'habitude de se réunir tous les soirs au sommet de la colline l'avait poussé à s'y rendre, puisqu'il se sentait ce soir-là un peu seul, les villageois ayant brûlé ou décapité la majorité de ses collègues à poils drus. Après quelque hululements histoire se se faire passer pour un hibou, le loup couru vers la ville histoire de se remplir un peu le ventre.

Pendant ce temps, sur son banc public, la sorcière continuait de dormir paisiblement. Elle rêvait de trouver son prince charmant sur son beau cheval blanc, au milieu d'une mare remplies de smarties dans lesquels baignaient des dauphins verts, ce qui étonnait beaucoup la sorcière (puisque que les smarties étaient une denrée inexistante dans le Village). Cependant, elle était bien, malgré le visage en coton du prince charmant, et les reniflements insistants du loup garou se demandant ce qu'une sorcière pouvait faire en pleine nuit au milieu de la rue alors que des loups garous - enfin, un - rodaient. Le loup fit entendre son cri, « Grraou ! », que l'on peut traduire par « J'ai faim », puis, poussa un second cri, « Grroua !», que l'on peut traduire aisément par « Bigre ! La sorcière du Village repose au milieu de la rue ! Si ça se trouve, elle est empoisonnée, c'est sûrement un piège, je ferait mieux de trouver de la viande autre part ». Le loup reparti alors de cette proie facile pour chercher un peu plus de challenge pour remplir son estomac.

Le loup arriva alors devant une maison qui sentait bon la viande rouge fraiche. « Grraou ! ». Cling. « Grraou ! ». Pouf ! « Grraou ! ». « Aaaarrrghh » « Grraour ! » (Que l'on peut traduire par : « J'ai faim ! » - Bris de glace - « J'ai faim ! » - Pouf ! (Personne n'a jamais su ce qui avait bien pu faire pouf ce soir là) - « J'ai faim ! » - « Au secours, ne me tuez pas, méchant loup garou !» - « J'ai plus faim ! » ). La queue du loup reparti dans l'obscurité, et quelques heures plus tard, un coq qui passait par là hurla quelque chose comme « Cocorico ! » (A traduire par « Levez-vous, bande de mollusque, ça fait deux heures que j'attend pour avoir à bouffer ! ». L'un des villageois se pressa vivant dehors après avoir entendu le coq, une villageoise se réveilla vivante de son banc public (Ne comprenant ni ce qu'elle faisait là, ni pourquoi elle était encore vivante) et un dernier villageois descendait discrètement vivant de la colline. Un seul des villageois n'était pas dehors, et pour cause, il gisait éventré au milieu de la chambre d'amis. La seule hypothèse donnée par les villageois pour expliquer que le corps se trouvait dans la chambre d'amis c'était trop compliqué pour le loup de tuer dans les toilettes, compte tenu de la taille du lieu.

Une assemblée s'était à nouveau décidée au cours de la journée, réunissant les trois rescapés de toute cette histoire. Parmi l'un d'eux, un loup garou et deux villageois innocents de tout meurtre sous l'état de loup garou (innocent, c'est un grand mot, la sorcière avait empoisonné la veille le bûcheron, le chasseur n'était pas tout blanc non plus). Les votes se firent à mains levées. Une voie pour la sorcière, une voie pour le chasseur et une voie pour le loup garou. Devant cette égalité, la sorcière décida de changer son vote au dépit du chasseur, qui n'était pas des plus d'accord pour mourir brûlé sur le bûcher au cours de l'après-midi. Devant ces votes, il n'hésita pas une seule seconde, et s'enfuit jusqu'à sa maison, coursé par les deux autres villageois voulant sa peau. Au détour d'une rue, el chasseur pointa son fusil sur la tempe de celui qui se transformait la nuit en loup garou, devant le regard horrifié de la sorcière. Quelques mots sortirent de la bouche du chasseurs, articulant une phrase ressemblant à quelque chose comme « Si je dois mourir, il mourra aussi ». A ces mots, la sorcière fit un pas en arrière, et répondit qu'elle était d'accord pour que ces deux individus meurent sur le champs. Son souhait fut exaucé. Le chasseur tira, montra la véritable nature des nuits du loup garou, et termina sur le bûché, allumé par la sorcière. Ce n'était pas un loup garou, ce que la sorcière savait très bien, mais quand même, qu'est ce qu'elle était tranquille, maintenant... Transformer la plupart des villageois en loup garous pour avoir le Village à elle seule, c'était l'une de ses meilleur idée...