Je fait pas souvent ce genre de notes, mais aujourd'hui, ça va être du 3615 code ma vie (pour les plus jeune, 3615, c'est le minitel, c'est comme internet, sauf que l'écran est moins joli)

Aujourd'hui, 5 juin 2005 à 11 heures. C'est noté sur mon calendrier : messe du souvenir. Une heure de route, donc, juste pour aller assister à une simple messe dominicale dans un bled paumé. Une messe du souvenir, c'est comme une messe normale, sauf que ma grand-père a payé le prêtre pour que toute l'église prie pour mon grand-père. Heureusement, on est arrivés un quart d'heure en retard, donc il n'y avait plus de place dans l'église. J'ai du assister à la messe debout dans l'entrée (enfin, aux premières minutes, après, je suis sorti, parce que l'ambiance messe dominicale, c'est pas mon truc).

Sur les coups de midi, les grosses cloches sonnent (essayez de dire ça plusieurs fois rapidement) et la foule sort enfin de l'église, et là commencent les réjouissance familiales. De tous les cotés, ils débarquent. Qui ? La famille ! Le but du jeu est donc de dire bonjour à tous le plus rapidement possible, en évitant les gens qui ne font pas partie de ma famille, et en essayant de savoir qui sont ces personnes à qui ont vient de faire la bise mais qu'on a jamais vu de notre vie (C'est elle, la soeur de ma grand mère ? Oh, mon cousin a une petite amie !). Une autre difficulté inhérente à la salutation en cascade, c'est combien de bise ; 1, 2, 3 ou 4 ? Dans notre contrée, c'est plutôt 2, mais là-bas, c'est généralement 4. On fait la moyenne, ça donne 3, mais 3, c'est bancal (une joue sera jalouse). Voilà donc tout le dilemne, qui fait, que, dans le doute, on fait 4 bises, même si c'est à Mamie qui pique.

Arrive enfin le moment attendu de tous dans les grandes réunions de famille : le repas qui n'en finit pas... Et en plus, pour des crudités... On ajoute à cela toutes les grandes tantes qui m'interpellent pour poser cette *** de question "alors, bientôt le bac ?". Oui, merci, je suis au courant, c'est moi qui le passe... Bon, je vais m'arrêter là, je commence à devenir désagréable avec ma merveilleuse famille que j'adore (ou pas).